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Bye Bye Google !!

Comment j'ai quitté Google pour être autonome sur mes données personnelles

Comment j'ai quitté Google pour être autonome sur mes données personnelles

Il était une fois, dans un monde où les géants du web régnaient en maîtres sur nos données, un humble informaticien qui décida de reprendre le contrôle. Pas par paranoïa, non. Juste par principe. Et parce que, avouons-le, confier ses emails, ses documents et ses mots de passe à une poignée d’entreprises californiennes, c’est un peu comme donner les clés de sa maison à un inconnu en espérant qu’il ne fouillera pas dans vos tiroirs. Alors, j’ai fait mes valises numériques. Direction : l’autonomie.

Pourquoi quitter Google ?

Google, c’est pratique. Trop pratique. Comme un couteau suisse qui saurait aussi faire votre déclaration d’impôts et vous rappeler l’anniversaire de votre belle-mère. Mais à quel prix ? Celui de vos données, monétisées, analysées, et parfois même fuitées. Alors, j’ai décidé de passer à l’action : reprendre le contrôle de mes emails, de mes fichiers et de mes mots de passe, sans sacrifier la sécurité ni le confort.

"La vie privée, c’est comme l’air pur : on ne réalise son importance que lorsqu’elle disparaît."

L’architecture : un VPS, du Docker, et un NAS

Pour remplacer les services de Google, j’ai opté pour une solution auto-hébergée, sécurisée et (presque) sans compromis. Voici le cœur de mon infrastructure :

Schéma de l'architecture auto-hébergée avec VPS OVH, Docker, et NAS

1. Un VPS chez OVH, sauvegardé avec Veeam

Mon point de départ : un VPS chez OVH. Pourquoi OVH ? Parce que c’est européen, que leurs datacenters sont (relativement) transparents, et que leur rapport qualité-prix est difficile à battre. Et pour éviter de tout perdre en cas de crash, j’utilise Veeam pour des sauvegardes automatiques. Oui, même les héros ont besoin d’un filet de sécurité.

2. Des services Docker pour tout gérer

Sur ce VPS, j’ai déployé plusieurs services en conteneurs Docker. Pourquoi Docker ? Parce que c’est modulaire, facile à mettre à jour, et que je peux tout casser/reconstruire en 10 minutes chrono (testé et approuvé). Voici la dream team :

  • Mailcow : Un serveur mail complet, avec antivirus, antispam, et une interface moderne. Adieu, Gmail.
  • Passbolt : Un gestionnaire de mots de passe open-source, compatible avec Keepass. Les mots de passe "123456" et "azerty", c’est terminé.
  • OnlyOffice : Une suite bureautique collaborative, pour remplacer Google Docs. Les tableurs n’ont jamais été aussi excitants.
  • Nextcloud : Le couteau suisse de l’auto-hébergement. Stockage de fichiers, agenda, contacts, et même un lecteur audio. Et surtout, une synchronisation fluide.

3. Un NAS en renfort pour le stockage

Nextcloud, c’est bien, mais l’espace disque sur un VPS, c’est limité. Alors, j’ai connecté mon NAS (un simple Netgear, rien de fancy) via SSHFS. Résultat : mes fichiers sont stockés chez moi, et accessibles depuis n’importe où. Et non, je ne garde pas mes photos de vacances dans le cloud de Google.

La sécurité : le nerf de la guerre

Auto-héberger, c’est bien. Le faire sécurisé, c’est mieux. Voici mes règles d’or :

  • Des mots de passe robustes (merci Passbolt) et une double authentification partout.
  • Des mises à jour régulières : un service non mis à jour, c’est une porte ouverte aux pirates. Je fais mes mises à jour comme je bois mon café : tous les matins.
  • Des sauvegardes : Veeam pour le VPS, et un backup local du NAS. Parce qu’un disque dur, ça lâche toujours au pire moment.

"La sécurité, c’est comme une ceinture de sécurité : ça ne sert à rien... jusqu’à ce que ça devienne vital."

Les défis et les (petites) galères

Bien sûr, tout n’a pas été rose. Il a fallu :

  • Bricoler les DNS pour que mes emails n’atterrissent pas dans les spams (merci, SPF/DKIM/DMARC).
  • Apprivoiser Docker et ses réseaux (pourquoi "bridge" et "host", c’est si compliqué ?).
  • Convaincre ma famille que "non, on ne clique pas sur ce lien bizarre, même si c’est écrit 'URGENT' en majuscules".

Mais au final, le jeu en vaut la chandelle. Je sais où sont mes données. Je contrôle qui y accède. Et surtout, je n’ai plus à subir les changements d’interface de Google tous les trois mois.

Conclusion : la liberté a un prix (mais elle vaut le coup)

Quitter Google, c’est un peu comme déménager dans une maison en autoconstruction : ça demande du temps, des compétences, et parfois, on se demande pourquoi on a commencé. Mais une fois installé, le confort et la sérénité n’ont pas de prix.

Alors, prêt à reprendre le contrôle ?